Niveau de difficulté : moyen
Altitude de départ : 2140m
Altitude d'arrivée : 2350m
Dénivelé positif : 210m
Distance AR : 5km
Durée aller : 1h30
Remontée mécanique : oui
Cette randonnée accessible au plus grand nombre, mène à l'un des points de vue les plus spectaculaires de la vallée de Chamonix. Traversant le domaine skiable des Grands-Montets, le sentier s'achève en apothéose face au glacier d'Argentière, le 2ème plus grand du massif.
Direction la commune d'Argentière située à une dizaine de minutes de Chamonix. Au rond-point à l'entrée du village, nous suivons la direction du domaine des Grands-Montets et nous garons sur l'immense parking des remontés mécaniques. Côté tarif, en 2020 nous avons payé 19€/pers pour un aller/retour.
Auparavant, il fallait emprunter le téléphérique de Lognan pour se rendre sur le domaine des Grands-Montets. Mais en septembre 2018, un immense incendie a entièrement détruit la gare d'arrivée. Depuis, la seule solution pour rejoindre le domaine est d'emprunter la nouvelle télécabine de Plan Joran située juste derrière l'ancienne gare de départ.
L'arrivée à Plan Joran se situe à 2140m d'altitude soit 175m plus haut que la Croix de Lognan. Au final, ce nouvel itinéraire ne change pas énormément le profil de la randonnée mais offre l'avantage de réduire le dénivelé !
Dès les premiers mètres, ce nouveau sentier offre une vue sur l'ancienne gare d'arrivée de Lognan et permet de prendre conscience du dénivelé économisé !
Notre mini-randonneur commençant à faire son poids, cette randonnée réalisable à la demi-journée est parfaite pour toute la famille (et les épaules de papa !).
Situé de l'autre côté de la vallée, le massif des Aiguilles Rouges se laisse admirer dans sa totalité
Culminant à 2965m, l'aiguille du Belvédère est le plus haut sommet de ce massif. A ses pieds se cache le célèbre Lac Blanc aux eaux turquoises...
Le sentier traverse les pentes herbeuses du domaine en direction de l'est et dévoile l'Aiguille du Chardonnet (3824m).
Au bout de 45min de marche, nous nous retrouvons face à l'imposant glacier d'Argentière ! Nous décidons de pique-niquer juste à côté pour admirer ces énormes séracs bleutés.
A cet endroit, le glacier est séparé en 2 parties distinctes depuis 2005. La partie haute s'effondre au fur et à mesure de l'avancé du glacier et alimente la partie basse lors d'énormes avalanches de séracs > voir ici.
Sur cette photo, on se rend compte de la hauteur impressionnante que le glacier a perdu depuis le Petit Age glaciaire (1850).
Notre pause repas terminée, nous décidons de poursuivre l'ascension afin de rejoindre la partie supérieure du glacier. Au-dessus de nous se dresse l'un des sommets emblématiques du massif du Mont Blanc : l'Aiguille Verte (4122m).
La montée en lacets le long de la moraine est assez intense ! Une fois parvenus au-dessus de la cassure du glacier, la pente s'adoucie et nous dévoile plus largement le glacier et les sommets environnants.
Nous ne nous lassons pas d'admirer les formes improbables que peuvent prendre les séracs à la surface du glacier.
Pour s'approcher de la rive du glacier, il faut traverser des éboulis en suivant les marques de peinture sur les rochers. Vu d'ici, nous commençons à prendre conscience de l'ampleur du glacier qui s'étend sur près de 9km.
Au fond du cirque glaciaire d'Argentière se dresse le Mont Dolent (3820m) qui symbolise la trifrontière France, Suisse, Italie.
Le sentier se termine au point d'accès du glacier. Hors de question de continuer sans équipements spéciaux (crampons, cordes, baudriers, piolets) ni une solide connaissance de la haute montagne. Nous regardons les alpinistes s'engager avec, pour but, le refuge d'Argentière accessible via une marche de 4km sur le glacier.
Ne revenons ensuite sur nos pas en longeant le glacier.
Lors de la descente, nous arrivons à ce point de vue véritablement impressionnant qui permet d'avoir une vue d'ensemble sur la "cassure" du glacier. Nous y restons un moment dans l'espoir d'assister à une spectaculaire chute de séracs. La nature étant imprévisible, nous n'aurons pas cette chance...
Sur le chemin nous ramenant à la télécabine de Plan Joran, nous croisons un troupeau de chèvres et de moutons profitant des vastes alpages.