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1 août 2025
Etosha

Réveil à 7h00 au Halali Resort, en plein cœur du parc national d’Etosha.

Nous remballons rapidement nos affaires avant de passer à l’accueil pour rendre les clés. À Etosha, la règle veut que l’on dépose ses clés avant le petit‑déjeuner afin que la chambre soit inspectée : si tout est en ordre, la caution est restituée, sinon le chèque est encaissé. Finalement, nous n’aurons pas à revenir — la réceptionniste nous rend notre chèque sans un mot. Parfait, cela nous évite de revenir.

 

Bonne surprise ensuite : le petit‑déjeuner se révèle bien meilleur que le dîner de la veille. Alors que nous cherchons une table, nous tombons sur la famille de français rencontrée à Walvis Bay, avec qui nous échangeons quelques mots.

Nous filons ensuite au point d’eau du Halali Resort, celui où nous étions la veille. Cette fois, c’est le calme plat : aucune trace de faune, hormis quelques aigrettes.

A 9h30, nous quittons le camp et empruntons la piste "Rhino Drive". Avant même d'arriver au premier point de vue, nous avons la chance d'apercevoir un couple de vautours et des bubales qui nous font un remake d'Abbey Road ^^

Lorsque nous arrivons au premier point d’eau, le lieu est totalement désert — un contraste saisissant avec l’agitation animale de la veille. Seul un vanneau armé s'aventure au bord de l'eau pour gober des insectes.

Nous restons une vingtaine de minutes à scruter les alentours, espérant qu’un animal finisse par s’approcher du point d’eau. Le silence est total, rien ne bouge.

Nous décidons finalement de reprendre la route. Quelques kilomètres plus loin, le paysage s’anime soudain : un impressionnant troupeau d'élégantes springboks traverse la plaine. Ces dernières sont relativement peu farouches, au point que nous les approchons à une dizaine de mètres seulement.

Alors que nous poursuivons tranquillement sur la piste, un mouvement au loin attire notre regard. Un petit groupe de girafes se détache sur l’horizon. Leurs silhouettes élancées s'avancent avec cette grâce qui les caractérise.

Plus rare, nous apercevons un messager sagittaire en pleine chasse. Ce grand oiseau passe la majeure partie de la journée à arpenter la savane, piétinant les herbes pour débusquer ses proies. Excellent marcheur, il peut parcourir près de 35 km par jour !

A 11h00, nous arrivons au bord du Pan d'Etosha. C'est ici que le parc tire son nom puisque Etosha signifie « grande zone blanche ». Pendant la saison sèche, le pan apparaît comme une vaste étendue blanche craquelée, recouverte de sel, à l'apparence presque lunaire. Mais lorsque la saison des pluies arrive, il se recouvre alors d'une mince couche d'eau et la zone attire alors une multitude d'oiseaux dont les flamants roses.

 

Nous suivons la piste qui s'avance sur 1 km au milieu de ce paysage presque irréel, à la planéité parfaite. Le Pan d'Etosha est si vaste qu'il est visible depuis l'espace avec plus de 100 km de long pour 50 km de large, pour une surface équivalente à celle d'un département français.

Pour information, c'est le seul endroit du parc où il est possible de sortir de son véhicule sans danger !

Une demi‑heure plus tard, à peine sortis du pan, nous apercevons une Jeep de Game Drive arrêtée sur le bord de la piste. Nous l’imitons et découvrons un éléphant caché derrière la végétation.

Une poignée de kilomètres plus loin, nous croisons une autruche qui nous observe du coin de l'oeil.

Nous décidons ensuite de nous arrêter dans l'une des rares zones "refuges" que comporte le parc d'Etosha. Ces espaces sécurisés entourés de hauts grillages offrent les commodités de bases : toilettes et tables de pique-nique. 

Petit moment de stress car, pour y accéder, il faut descendre de la voiture pour ouvrir et refermer le portail. Autant vous dire que Nella a regardé à deux fois avant de sortir !

D'ailleurs, nous apercevons nos premiers lions quelques kilomètres après l'aire de repos ! Tapis dans les herbes, parfaitement camouflés grâce à leur pelage, il s'agit d'un jeune lion et d'une jeune lionne. Ils observent avec attention un troupeau de zèbres qui traverse la plaine en contrebas.

Nous restons un long moment à les observer au téléobjectif et à la jumelle, mais la chasse ne semble pas au programme du jour. Le troupeau de zèbres passe tranquillement, sans soupçonner la présence des deux prédateurs.

Plus loin, au bord de la piste, je photographie cette outarde à miroir blanc dont le cri ressemble à un bip de recul de voiture !

À 13h15, nous faisons halte dans une aire de repos pour pique‑niquer. Surprise : nous y retrouvons les voyageurs français croisés ce matin au petit‑déjeuner. Vu l’immensité d’Etosha, la probabilité de se recroiser était plutôt faible ! Nous nous installons tous les cinq dans un mirador ombragé pour partager une pause repas.

Depuis cet abri, on prend conscience que c'est nous qui sommes en "cage" tandis que les animaux évoluent en totale liberté.

Après 45min de pause, nous reprenons la route et bifurquons sur une piste où déambulent de nombreux zèbres. Certains sont si peu farouches qu'ils ne bougent même pas lorsque nous arrivons à leur hauteur ! 

Le trio rayé le plus stylé de la savane !

Après les zèbres, nous croisons des gnous bleus, avec leur allure de bisons qui auraient suivi un sacré régime !

Toujours sur la même piste, nous croisons une outarde kori, le deuxième plus grand oiseau d'Afrique après l'autruche. Il peut atteindre 1m30 de haut pour 20 kg, ce qui en fait l'oiseau capable de voler le plus lourd au monde. Après en avoir aperçu plusieurs de loin, nous parvenons enfin à photographier ce spécimen à découvert !

On observe de grandes volutes de poussière blanche au-dessus du pan d'Etosha. Le vent semble s'être levé ! 

Les belles rencontres s'enchaînent en bordure de piste, à l'image de cette girafe qui picore tranquillement les buissons épineux. 

Le parc national d'Etosha possède également une faune aviaire très diversifiée avec près de 340 espèces recensées. Ici, un bel autour chanteur, endémique d'Afrique australe.

Voici mon plus beau cliché du rollier à longs brins, l'un des oiseaux les plus colorés de la savane.

Nous avons ensuite la chance de croiser la route de ce petit groupe d'éléphants avec plusieurs jeunes. Nous restons à bonne distance pour les observer afin de ne pas les déranger, ni risquer de les voir traverser la piste juste devant la voiture.

Plus loin, le petit groupe est rejoint par une dizaine d'autres éléphants.

Vers 16h30, nous empruntons la piste qui file droit vers le nord depuis le camp de Namutoni, en direction de notre hébergement. En chemin, nous surprenons un petit groupe de femelles grand koudou, élégantes et parfaitement camouflées dans la végétation.

Nous marquons un dernier arrêt au point d'eau de Tsumcor et avons la chance d'y observer un éléphant solitaire en train de se désaltérer. Quelle journée riche en observations de la faune, nous sommes ravis ! Et question fréquentation, on ne peut pas dire que nous avons été dérangés par la foule : que ce soit sur les pistes ou les points d'eau, nous étions la plupart du temps seuls en tête-à-tête avec les animaux.

Les 43 km de ligne droite entre Namutoni et la King Nehale Gate nous paraissent interminables, et la fatigue commence à se faire sentir.  On ne dirait pas mais une journée entière à parcourir les pistes cahoteuses d’Etosha, le regard constamment à l'affut du moindre mouvement, peut se révéler éreintant.

Pour quitter le parc national, nous nous arrêtons au poste de contrôle. Le ranger nous demande notre permis, celui que nous avions fait la veille en entrant à Etosha. Il nous interroge ensuite, d’un air agacé, sur notre heure de sortie — 17h15. Nous ne comprenons pas sa remarque et après quelques échanges tendus, nous finissons par comprendre le malentendu. Selon lui, nous aurions dû quitter le parc à 15h20, l’heure exacte à laquelle notre permis avait été délivré la veille. Comme nous avons dépassé cet horaire, il nous dit que nous devrions retourner payer une nouvelle journé au guichet de Namutoni... soit 86 km de piste aller‑retour ! Heureusement, après un moment de réflexion, il finit par lâcher que “pour cette fois, ça ira” et nous laisse sortir. Un soulagement, et une fin de journée dont on se serait bien passé.

 

Pour les deux prochaines nuits, nous avons réservé un nouvel établissement de la chaîne Gondwana : l’Etosha King Nehale, ouvert en décembre 2022. Installé juste à l’extérieur du parc, à seulement un kilomètre de la King Nehale Gate, il offre l’avantage d’être aux portes d’Etosha tout en proposant un cadre nettement plus enchanteur que les hébergements du parc national.

Comme à l’accoutumée, nous sommes accueillis avec beaucoup d’attention. Un sorbet maison nous est offert pendant que la réceptionniste s’occupe des formalités d’entrée. Elle nous accompagne ensuite pour faire le tour des parties communes. Le lodge mêle subtilement tradition et modernité : une atmosphère chaleureuse, mais qui conserve les codes namibiens.

La salle du restaurant est entièrement vitrée et offre une vue sur la vaste plaine d'Andoni qui semble s'étirer à l'infini.

La table du roi et de la reine, un clin d’œil amusant au nom de l’établissement, le King Nehale.

On nous remet ensuite les clés du cottage que nous rejoignons avec notre véhicule.

L'intérieur est très soigné, résolument moderne, avec de subtiles touches rappelant la culture Oshiwambo.

La salle de bain est très spacieuse et les équipements sanitaires ont un design original, à l’image de la robinetterie.

La chambre nous séduit immédiatement : son lit à baldaquin, sa décoration haute en couleur et ses touches artisanales créent une atmosphère à la fois accueillante et pleine de caractère.

Et que dire de la vue imprenable sur la savane bordant le Pan d’Etosha, dévoilée par cette immense baie vitrée…

Sur la terrasse, une jolie surprise nous attend : un espace détente baigné de lumière, avec notre propre piscine privée. Un petit havre de paix rien que pour nous !

Le soir, nous rejoignons le restaurant, qui ne propose pas de menu unique mais un buffet XXL où chacun peut composer son assiette selon ses envies. Les plats sont vraiment délicieux, et la variété donne envie de tout goûter ! Nous apprécions particulièrement de pouvoir alterner entre des plats familiers et d’autres plus typiquement locaux.

Après le repas, nous profitons de quelques instants de calme dans le boma, à écouter les crépitements du feu.

Gondwana - Etosha King Nehale

Etosha King Nehale fait clairement partie du top 3 de nos hébergements en Namibie. Installé sur les plaines d’Andoni, à un kilomètre de la King Nehale Gate, le lodge offre une expérience dépaysante et apaisante. Avec ses 40 cottages qui s’étirent comme deux cornes du nord au sud, l'établissement a la forme d’une tête de vache Nguni. L'accueil est chaleureux et le personnel est aux petits soins. Dans les cottages, la décoration Oshiwambo — couleurs vives, tissus traditionnels, détails artisanaux — crée une ambiance authentique et chaleureuse. Spacieux, ils sont décorés avec goût et disposent chacun d’une piscine privée avec vue sur la plaine. L’endroit parfait pour se détendre après une journée dans le parc d'Etosha ! Le soir, le restaurant propose un buffet généreux et délicieux, mêlant plats familiers et spécialités locales : l’un des meilleurs de notre voyage.

Réservation ici : Gondwana - Etosha King Nehale

Distance parcourue150 km dont 150 km sur piste

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