Vendredi 11 Août 2017
Vík í Mýrdal > Hella

Réveil à 8h00 après une nuit paisible passée sous la tente. Dehors, le ciel est bleu et le vent quasi-inexistant. Encore une fois, la météo se montre clémente avec nous !

Après un passage par les sanitaires de l'angoisse, nous levons le camp à 10h00. Nous nous rendons ensuite au bistrot/restaurant de Vik pour y prendre un copieux petit-déjeuner. Il s'agit en fait d'une simple supérette proposant des boissons chaudes et quelques pâtisseries, sans possibilité de manger sur place. Nous dégusterons donc nos muffins dans la voiture...

Après une courte marche, nous rejoignons la plage de sable noir de Vik, classée parmi les 10 plus belles plages du monde par un magazine américain.

Direction ensuite l'église de Vik afin d'avoir une vue panoramique sur cette petite commune de 370 habitants.

Nous sommes vraiment chanceux d'avoir une telle météo car Vik est réputée pour être la ville la plus pluvieuse d'Islande, avec plus de 200 jours de précipitations par an ! D'ici, nous apercevons les célèbres aiguilles de lave postées au pied de la falaise. Nous décidons de nous rendre au sommet de la montagne Reynisfjall afin de les observer de plus près.

Pour y accéder, nous empruntons le chemin qui s'élève à gauche, juste avant la sortie de la ville. Mais au bout de 100m, nous sommes stoppés net par une barrière ! Pourtant, je suis persuadé d'avoir vu ce chemin autorisé aux 4x4 sur le panneau d'information du camping... Contrarié, je descends de la voiture pour évaluer la situation. Personne en vue... Je déterre le poteau d'un coup sec et dépose la barrière sur le bas côté, nous faisant ainsi économiser une marche de 6km A/R et 230m de dénivelé !

La montée est extrêmement raide et pierreuse. Les quelques randonneurs que nous croisons nous regardent, à la fois incrédules et inquiets. Dans un dernier effort (et avec les mains moites), je hisse le Duster au sommet de Reynisfjall. Ouf, nous avons réussi !

Nous nous garons au bout de ce promontoire et approchons prudemment du bord de la falaise. Waouh, quelle vue !

200m plus bas se dressent les aiguilles de Reynisdrangar.

Une légende islandaise raconte que des Trolls auraient tenté de ramener un trois-mâts jusqu'au rivage. Mais, surpris par le lever du soleil, ils se retrouvèrent pétrifiés en aiguilles de pierre.

A notre droite se trouve le point le plus au sud de l'île : le cap Dyrhólaey. Nous avons prévu de nous y rendre plus tard dans la journée.

En approchant du bord, nous pouvons distinguer les touristes qui se promènent en contrebas.

En revenant sur nos pas, nous constatons que 2 véhicules sont également montés jusqu'ici. Il semblerait que mon initiative d'ouvrir le chemin ait inspiré d'autres visiteurs !

A 12h15, nous voici arrivés sur la plage de Reynisfjara. Celle-ci est célèbre pour ses somptueux orgues basaltiques.

Postés juste au-dessus des colonnes de basalte, nous apercevons nos premiers macareux ! Ils ne sont qu'une petite dizaine sur la falaise mais tous les appareils photos sont rivés sur eux ! Et pour cause, cet adorable oiseau surnommé "le perroquet des mers", est l'emblème de l'Islande.

L'autre curiosité de cette plage est sa grotte dénommée Hálsanefshellir. Il y a beaucoup de monde donc je dois prendre mon mal en patience pour réaliser un cliché quasi-vierge de visiteurs.

Nous marchons le long de la plage où l'écume des vagues contraste avec le sable d'origine volcanique. Au loin s'élèvent les aiguilles de Reynisdrangar dont la plus haute mesure 66m.

Après 1/2h à profiter du front de mer, nous prenons la direction du cap Dyrhólaey. Nous y arrivons à 13h00 et décidons de pique-niquer sous ce soleil radieux et ces 16°C ! A la 1ère bouchée, nous trouvons que nos sandwichs ont un drôle de goût et pour cause... Après traduction de l'emballage, ce que nous prenions pour du jambon est en fait de la viande d'agneau ! Nella passe son tour et se rabat sur le dessert...

A 13h30, nous empruntons le sentier côtier pour faire le tour de cette petite péninsule.

Perchés à 120m de haut, nous bénéficions d'une vue absolument sublime sur la côte sud !

A une trentaine de kilomètres se trouve le désormais célèbre Eyjafjallajökull. Ce volcan, au nom imprononçable, s'est fait connaître lors de sa dernière éruption en 2010 qui paralysa le trafic aérien pendant plusieurs semaines. Culminant à 1666m, il est recouvert par une petite calotte glaciaire de 80km².

Les pentes herbeuses du cap Dyrhólaey sont occupées par une importante colonie de macareux. Nous ne pensions pas en voir autant en cette saison car, normalement, ils commencent à quitter l’île dès le mois d'août pour rejoindre des contrées plus clémentes. Le climat estival les a sans doute incités à rester plus longtemps ! A savoir que le site est fermé durant la nidification entre mai et juin. Nous restons de nombreuses minutes à observer ces adorables volatiles. Les voir s'élancer de la falaise pour rejoindre la mer est un véritable spectacle !

Sur la terre ferme, leur démarche approximative est assez amusante à voir ! Ils ont à peu près l'aisance d'un manchot se déplaçant sur la banquise ! Avec leur gros bec, leurs petites ailes et leurs pattes palmées, ces oiseaux ont le profil idéal pour la pêche en mer. Nous tenons absolument à en photographier un ramenant des petits poissons dans son bec mais nous n'aurons pas cette chance aujourd'hui...

Au bout du cap se trouvent les majestueuses arches de Dyrhólaey.

Nous reprenons la voiture afin d'explorer le côté est de la péninsule. D'ici, les arches sont nettement moins visibles.

En revanche, de l'autre côté, la vue sur la plage est magnifique ! Au 1er plan se dresse Arnardrangur, littéralement "le rocher de l'aigle".

Les falaises sont toujours peuplées de nombreux macareux. J’essaie d'en capturer un rejoignant la mer mais leur vol est tellement rapide que je n'obtiens rien d'exploitable. Un peu plus loin, nous surprenons ces deux-là en pleine discussion !

A 15h00, nous quittons Dyrhólaey afin de poursuivre l'exploration de la côte sud islandaise. Rapidement, nous faisons face à l'imposante calotte glaciaire du Mýrdalsjökull. Culminant à 1512m et d'une superficie de 600km², c'est le 4ème plus grand glacier d'Islande. On en oublierait presque que le volcan Katla sommeille en-dessous ! Considéré comme l'un des plus actifs et destructeurs de l'île, il entre en éruption en moyenne tous les 50 ans provoquant d'énormes crues dues à la fonte du glacier.

L'arrêt suivant nous mène directement au glacier de Sólheimajökull. Long d'une dizaine de kilomètres, il est l'une des langues glaciaires du Mýrdalsjökull. Nous démarrons la balade à 15h30 et empruntons un sentier qui devient un peu plus long chaque année, du fait du recul important du glacier. Pour vous donner un ordre d'idée, imaginez que la glace arrivait au bout du lac il y a 10 ans...

Malgré sa fonte, le front du glacier est impressionnant ! On se sent vraiment tout petit face à ce géant de glace. Une partie de la surface du glacier est recouverte de cendres datant de la dernière éruption de l'Eyjafjallajökull.

A côté de nous, un groupe s'équipe de crampons et piolets pour une randonnée glaciaire. Nous leur emboitons le pas seulement sur quelques mètres car, sans équipement, pas question de prendre des risques. Encore quelques jours à patienter et notre tour viendra !

Nous sommes de retour au parking à 16h30. Pour notre prochaine visite, nous avions initialement prévu de nous rendre jusqu’à l'épave du Douglas DC-3 de l'US Navy qui s'est crashé non loin d'ici en 1973. Presque inconnu il y a quelques années, le site est aujourd'hui devenu une destination touristique à part entière. Devant le nombre grandissant de visiteurs, l'accès en voiture est désormais interdit. Il faut donc effectuer une marche de 8km A/R pour rejoindre la carlingue. Le tout nouveau parking bondé de monde, nous fait définitivement renoncer à cette visite. Dommage car nous tenions beaucoup à voir cette épave mais pas dans ces conditions... Voici ce que nous avons raté ici. Finalement, nous irons passer le restant de l'après-midi dans des endroits ô combien plus charmants !

A 17h00, nous voici arrivés devant la plus belle chute de la côte sud : Skógafoss. Ses dimensions sont impressionnantes : 62m de haut pour 25m de large ! Afin de faire "disparaître" un maximum de visiteurs, je tente une photo en pause longue. Bingo ! Seules les personnes immobiles apparaissent et forment un joli dégradé de couleurs.

Au pied de la cascade, le bruit est assourdissant sans parler de la quantité d'eau projetée ! A peine le cache de l'appareil retiré que mon objectif est trempé... Je réussis tout de même à ramener ce cliché.

Avis aux courageux : on dit que le trésor du viking Thrasi Thórólfsson est toujours caché derrière le rideau d'eau... Personnellement, nous n'irons pas vérifier !

Sur le retour, Nella joue les photographes pour un groupe de chinois ^^

Le soleil, complice d'une petite averse, nous offre ce joli spectacle.

Il existe une cascade cachée dans un écrin de verdure non loin de la célèbre chute de Skogafoss. Aucun panneau ne l'indique et pourtant, ce serait dommage de passer à côté ! Pour s'y rendre, il suffit de passer devant le musée de Skogar (Skogasafn), de contourner le hangar par la droite, puis de suivre un chemin à travers champs sur 500m. On découvre alors une petite rivière qu'il faut remonter jusqu’à la cascade secrète ! Le sentier pour y accéder traverse un petit canyon absolument sublime et surtout, il n'y a personne !

Après quelques minutes de marche, nous débouchons sur un petit amphithéâtre où se niche la secrète Kvernufoss. Contrairement à sa voisine Skógafoss, nous sommes absolument seuls à profiter de cet endroit enchanteur.

Mais la découverte ne s'arrête pas là ! Le sentier contourne la cascade et permet de se rendre dans la cavité située derrière. Nous nous faisons de nouveau rincer, mais quelle vue une fois passés de l'autre côté ! L'eau s'élance dans le vide pour s'écraser 20m plus bas sur de gros rochers, le tout dans un fracas assourdissant !

Sur le retour, nous repassons au musée de Skogar pour visiter les charmantes maisons à toit de tourbe. Mais il est déjà 18h15, le site est fermé. Nous devons nous contenter de les photographier depuis le parking.

Plusieurs véhicules historiques sont exposés devant le musée dont ce camion Volvo très vintage.

Nous poursuivons notre découverte de la côte sud à une trentaine de kilomètres d'ici avec Seljalandsfoss. Comme sa terminologie l'indique (-foss), il s'agit encore d'une cascade ! Mais une fois sur place, nous subissons une grosse averse qui ne nous incite pas à sortir de la voiture. Nous reportons la visite à demain et prenons la route pour rejoindre notre hébergement situé à Hella.

Lorsque nous y arrivons à 19h30, le soleil est revenu. Ce soir, point de camping, nous dormons dans ces charmantes cabanes au bord de la rivière Ytri-Ranga .

Cette rivière est très prisée par les amateurs de pêche au saumon. D'ailleurs, le confortable lodge d'à côté leur est dédié.

En Islande, la confiance est de mise. Lorsque nous arrivons, la chambre est ouverte et les clés sont posées sur la table ! Nous avions juste reçu un mail nous indiquant notre numéro de chambre. Nous ne cachons pas notre joie de retrouver de vrais lits et une salle de bain digne de ce nom !

Ce soir, nous avons droit à un joli spectacle !

Le lieu s'y prêtant bien, j'installe la GoPro sur la terrasse afin d’immortaliser le coucher de soleil sur la rivière Ytri-Ranga.

Distance parcourue : 150km

Distance parcoure sur piste : 9km

Sunrise : 04h58

Sunset : 21h48

Lax-á - West Rangá Lodge

Jouissant d'une situation idéale le long de la route 1, le West Ranga Lodge fut une agréable surprise. Nous avons particulièrement apprécié de nous retrouver au calme, au bord d'une rivière. La ville de Hella, à seulement 2km, dispose de toutes les commodités (station-service, commerces, restaurants...). La chambre est d'un confort correct et la salle de bain privative est appréciable après plusieurs nuits en camping ! 

Réservation ici : West Rangá Lodge