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31 juillet 2025
Twyfelfontein > Vingerklip

Réveil à 6h30 au Twyfelfontein Adventure Camp. La nuit a été mouvementée : à partir de 4h du matin, la colonie de babouins qui vit dans les rochers surplombant notre tente s’est mise à pousser des cris. Bref, une vraie Baboon party comme disent les locaux !

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Ce matin, nous avons prévu d’aller à la rencontre des éléphants du désert. Ce sera le premier safari du voyage. Nous avons rendez-vous à 8h00 mais nous nous dépêchons de faire nos bagages car nous devons libérer la tente avant de partir.

Une fois nos affaires emballées, nous nous rendons au restaurant pour prendre le petit-déjeuner.

A 7h50, nous faisons le check-out. Depuis la réception, nous constatons que les participants à la sortie sont en train de monter dans les jeeps pour s’octroyer les meilleures places. Les Jeeps sont entièrement décapotées et possèdent trois rangées de trois places. Lorsque nous réalisons que nous devons nous séparer : je m’installe au 1er rang, à la place du milieu, encadrée par une allemande et un français. Seb quant à lui trouve une place latérale au 3ème rang. Je suis rassurée, il aura une vue dégagée pour prendre des clichés.

Nous commençons par rouler sur une piste à travers la savane avant de nous engager dans le cour de la rivière Huab.

Notre guide nous explique que ces dernières années, le pays a connu une sécheresse terrible. Heureusement, il a beaucoup plu cet hiver remplissant les rivières éphémères et gorgeant les sols d’eau.

Nous roulons dans le lit de l’Huab durant 1h30. Les sièges sont confortables mais il fait très frais : 11 degrés seulement. Notre guide nous montre des bouses d’éléphants fraîches. Il communique avec l’autre véhicule par talkie-walkie pour s’échanger les infos. Nous allons suivre plusieurs bouses et empreintes jusqu’à apercevoir trois éléphants tranquillement installés dans le lit de la rivière. Il s’agit de deux femelles – la mère et la fille.

 

C'est incroyable de se dire que ces éléphants sont les seuls au monde à s’être adaptés aux rudes conditions du désert. Ils doivent leur survie à leur excellente mémoire qui leur permet de se souvenir de la localisation des points d'eau. Pour autant, ces majestueux animaux sont les premières victimes du dérèglement climatique : à cause des sécheresses à répétition et du manque d’eau, les quatre éléphanteaux nés l’année dernière n’ont pas survécu.

Tapi derrière la végétation, nous découvrons avec émotion un éléphanteau de 8 mois. C'est une petite femelle prénommée Olivia. Cette rencontre redonne espoir, d'autant que le guide nous explique que – grâce à l’hiver pluvieux – de nombreuses femelles sont en gestation.

Nous sommes impressionnés par la dextérité de leur trompe !

La petite femelle semble épuisée et pour cause : chaque nuit, les éléphants du désert parcourent près de 40 km pour aller boire ! Nous comprenons mieux pourquoi l'éléphanteau se couche dès que sa mère s'arrête pour manger...

Nous assistons à une scène qui en dit long sur l’esprit de groupe et l'intelligence des éléphants : lorsque notre chauffeur redémarre le moteur, l’une des éléphantes est en train de traverser devant la Jeep. L’éléphanteau, du haut de ses 8 mois, se met à nous charger pour protéger sa maman. Une véritable leçon d'amour et de courage !

Nous poursuivons notre chemin à la recherche des autres membres du groupe. 20 minutes plus tard, nous apercevons quatre éléphants adultes, également en train de brouter dans le lit de la rivière. Le guide nous explique qu’il y a deux jeunes éléphants qui, une fois adultes, devront quitter le groupe pour éviter la consanguinité et assurer la survie de l'espèce.

Après avoir observé l’ensemble du groupe, il est temps de faire demi-tour. Nous remontons le lit de la rivière dans l’autre sens quand soudain, nous apercevons une girafe. Le chauffeur coupe le moteur et nous restons un moment à observer le plus grand mammifère terrestre.

Peu de temps après avoir redémarré, nous apercevons une colonie de babouins tranquillement installée sur un tronc d’arbre.

A mi-chemin, le chauffeur quitte le lit de la rivière et suit une petite piste s'arrêtant au pied d'une colline. Il nous annonce que nous allons faire une pause avec quelques rafraichissement car depuis ce matin la température est bien remonté et il commence a faire clairement chaud ! En descendant de voiture, nous sommes saisis par cette vue et décidons de gravir la colline pour profiter du panorama à 360 degrés sur l’immensité de la savane recouverte d'herbes sèches.

De là-haut, on parvient encore grâce à notre zoom à distinguer les deux femelles éléphants !

Vingt minutes plus tard, nous remontons en voiture. En chemin, nous croisons plusieurs Outarde de Rüppell et restons un moment à observer l’un d’eux tenter d’attraper une sauterelle. La scène est franchement drôle et il finit quand même par l'insecte bondissant !

1/2h plus tard nous voici de retour au lodge où nous arrivons avec 40 minutes de retard sur l'horaire prévu. Cela ne nous pose aucun problème, au contraire ! Nous avons aimé le fait que la sortie ne se fasse pas au pas de course. Nous avons pris le temps d’observer longuement chaque animal rencontré et c’est spécifiquement ce que nous sommes venus chercher.

Le guide nous invite à rejoindre le restaurant où des sandwichs club nous attendent. Nous n’avons rien à redire, l’organisation de cette sortie est top ! Et le rapport qualité/prix excellent : 4h de sortie, une pause ravitaillement et un déjeuner, le tout pour 58€ par personne. Nous conseillons vivement cette sortie avec Twyfelfontein Adventure Camp.

A 13h30, il est temps de prendre la route pour notre hébergement de ce soir : le Vingerklip Lodge. Le GPS nous indique 2h20 de route.

Après 1h20 de route, nous nous arrêtons mettre de l’essence à Khorixas, l'unique ville que nous rencontrons aujourd'hui. L’un des français avec qui nous étions ce matin nous a dit que toutes les stations-services d’Etosha étaient H.S. donc nous ne ratons pas cet arrêt. Lorsque nous nous garons à la première stations service de la ville, nous remarquons que nous sommes les seuls touristes. De nombreux locaux, adultes et enfants, errent sur le parking de la supérette située juste à côté.

Après avoir fait le plein, Seb décide d’aller acheter de l’eau et se gare sur le parking de la supérette. Personnellement, je ne le sens pas. Dès que nous sortons de la voiture, un groupe de mendiants nous encerclent dont l’un m’attrape carrément le bras. Seb demande au  gardien du parking de garder un œil sur notre voiture et qu’il le paierait pour le service en revenant. Nous nous rendons à la supérette, achetons quelques bouteilles d’eau puis nous revenons au parking où le gardien chasse des enfants qui traînent trop près de notre voiture. Seb paye le gardien et nous nous apprêtons à remonter en voiture quand celui-ci nous réclame du soda à la place du pourboire. Les mendiants et enfants qui s’étaient écartés nous encerclent alors tandis que Seb s’explique avec le gardien et lui explique que ca sera un pourboire ou rien. Enervé, celui-ci nous conseille de remonter rapidement en voiture et de nous enfermer avant que cela ne dégénère. C’est le seul moment du voyage où nous nous sommes sentis en insécurité et cela parce que nous nous sommes écartés de l’itinéraire touristique. Avec le recule, les stations services suivantes avaient l'air bien plus calme.

50 kilomètres après Khorixas, nous quittons la route C39 pour nous engager sur la piste D2743 pour une vingtaines de kilomètres. La piste menant au Vingerklip Lodge est jalonnée de hautes termitières blanches.

Le paysage change peu à peu : les collines disparaissent pour laisser place à de grands plateaux érodés, façon mesas. L’occasion parfaite pour faire voler le drone et capturer ces reliefs impressionnants.

Lorsque nous nous garons sur le parking du Vingerklip Lodge nous découvrons de magnifiques cases africaines installées dans un jardin de cactées.

Les parties communes sont spacieuses et superbement décorées, avec une ambiance chaleureuse qui donne envie d’y passer du temps...

Il y a également deux piscines et de nombreux bassins surmontés de pontons. De tous nos lodges namibiens, c’est sans conteste celui qui est le plus végétalisé. Mais le Vingerklip c’est surtout ces plateaux érodés dont l’un à la forme d’un doigt d’où son nom Vinger Klip, signifiant "pince à doigt" en allemand.

Le réceptionniste nous emmène ensuite jusqu'à cette petite case nichée entre les pierres et les aloès.

La chambre lumineuse et parfaitement équipée combine parfaitement confort et charme rustique, avec son toit en chaume apparent.

Après une rapide douche, on s’installe sur la terrasse pour appeler nos proches. Le décor est tout simplement incroyable : avec ces  plateaux érodés qui se découpent à l’horizon, on a presque l’impression d’être à Monument Valley.

Depuis la terrasse, nous avons une vue directe sur un point d’eau où les springboks viennent s’abreuver.

À 17h45, nous quittons notre case pour rejoindre le plateau surplombant le lodge. A son sommet, se trouvent un restaurant, un point de vue et un petit gîte. Le sentier aménagé s’enfonce dans les broussailles et serpente doucement avant de déboucher sur un immense escalier métallique que nous grimpons pour atteindre le sommet.

Une fois en haut, nous nous dirigeons au restaurant Eagle's nest — en français "Le nid d'aigle" — pour commander des cocktails. A l'intérieur, le plafond est incroyable et représente un nid. Nous aurions aimé y dîner malheureusement, tout est complet.

Nous nous installons sur le point de vue pour siroter nos cocktails tout en regardant le soleil disparaître derrière le plateau, baigné dans une lumière dorée.

Une fois le soleil couché, nous rejoignons le restaurant “du bas”, qui s’avérera être un excellent lot de consolation. À notre arrivée, la salle est vide et un buffet généreux nous attend, comme si tout avait été préparé juste pour nous.

La soirée se déroule dans une ambiance simple et agréable, bientôt rejointe par une famille allemande. Le chef, très sympathique, nous présente ses plats, et même le patron passe nous saluer pour s’assurer que notre séjour se déroule au mieux. Une attention qui fait toujours plaisir en voyage.

Après le dîner, nous allons nous lover dans les canapés autour du bar qui diffuse une playlist sympa des années 2000.

Retour à notre case à 22h15.

Vingerklip Lodge

Le Vingerklip Lodge a été une superbe parenthèse dans notre voyage. Perché au milieu des mesas, il offre une vue incroyable dès l’arrivée, avec des espaces communs magnifiquement décorés et deux piscines nichées au milieu des cactées. Les chambres sont tout confort, avec une grande salle de bain et une terrasse ouverte sur le paysage. Le site est parcouru de nombreux sentiers de randonnée, plus ou moins longs, qui font le tour des mesas. Le soir, possibilité de monter au Eagle's Nest pour dîner ou prendre un verre face au coucher de soleil. Le restaurant de l’hôtel n'est pas en reste et propose un délicieux buffet — avec une mention spéciale pour le plateau de fromages ! Dernier bon point, le tarif raisonnable au regard des prestations.

Réservation ici : Vingerklip Lodge

Distance parcourue :  162 km dont 108 km sur piste

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