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22 juillet 2025
Aus > Lüderitz

Réveil à 7h00 dans notre chalet « The Rock » au Gondwana Klein Aus Visa. Nous avons de petits yeux — c’est ça de batailler avec les souris jusqu’à 2h du matin ! D’ailleurs, nous constatons que le dernier piège que nous avions mis en place n’a pas fonctionné : le cake a disparu mais aucune souris prisonnière en vue !

Dehors, le soleil illumine petit à petit la savane qui s'étend face à nous.

Nous nous préparons rapidement car il fait froid dans le chalet, puis direction le bâtiment principal situé à 7 km pour prendre notre petit-déjeuner. Nous rejoignons la salle de restaurant située au 1er étage offrant une vue panoramique sur la piscine et le jardin. Le petit-déjeuner est servi sous la forme d’un buffet avec, encore une fois, un large choix de viennoiseries et de plats chauds. Une fois à table, nous sommes surpris d’entendre de nombreuses conversations en français. C’est la première fois que nous croisons autant de compatriotes depuis le début du séjour.

A 10h30, nous quittons le Gondwana Klein Aus Visa pour reprendre la route B4 en direction de Lüderitz. Cette portion de 125 km quasi-rectiligne et très peu fréquentée, traverse un paysage totalement désertique. 

20 km plus loin, nous bifurquons sur une petite piste permettant de rejoindre un point de vue pour observer les chevaux sauvages du Namib. Nous avons la chance d’apercevoir rapidement un petit groupe au bord de la piste mais les chevaux sont déjà cernés par une dizaine de touristes. Nous décidons de poursuivre jusqu'au bout de la piste où se situe un point d'eau.

A notre arrivée, nous n’en croyons pas nos yeux : une cinquantaine de chevaux se tiennent à proximité du point d'eau artificiel. Jamais nous n'aurions imaginé en voir autant !

L'origine de ces chevaux remonte au début du 20ème siècle, à l'époque de la colonisation allemande. Suite au départ des colons à l'aube de la Première Guerre Mondiale, les chevaux se sont retrouvés livrés à eux-mêmes dans un environnement inhospitalier. Par chance, un puits creusé ici-même permît à la population de survivre et de s'adapter au climat désertique. Aujourd’hui, il reste entre 90 et 150 individus. Cette population reste néanmoins très fragile du fait des sécheresses à répétition et des maladies liées la consanguinité. Bien que revenus à l’état sauvage, ces chevaux sont néanmoins peu farouches et se laissent facilement approcher voire caresser.

Il est temps de repartir vers le second point d’intérêt situé à 10 minutes d’ici : la gare de Garub. Posté au beau milieu du désert, l'endroit est totalement insolite avec son arbre mort qui semble veiller sur les lieux. Niveau température, l'atmosphère se réchauffe avec un agréable 24°C.

Cette voie de chemin de fer qui semble s'étirer à l'infini dans le désert, relie la ville de Keetmanshoop à la ville côtière de Lüderitz. Malgré les apparences, cet axe est encore emprunté par les trains de marchandises. Nous en avons d’ailleurs aperçu un la veille, depuis notre logement à Aus​.

Quelques espèces de fleurs parviennent à s'épanouir dans ce milieu aride.

Cet endroit marque également l’entrée dans le parc national de Tsau/Khaeb (Sperrgebiet). S'étirant sur plus de 22 000 km², il se compose de vastes étendues désertiques, de champs de dunes, de chaînes de montagnes et de zones littorales abritant une faune variée. Relativement difficile d'accès du fait de la quasi-absence de routes, cet immense territoire est strictement interdit aux visiteurs sauf dans le cadre d'excursions organisées. Cette restriction s’explique par la présence de nombreux champs d'exploitation diamantifère.

Voilà un panneau que nous n'avons pas l'habitude de croiser, la traversée d'oryx étant peu fréquente en France !

A une vingtaine de kilomètres de Lüderitz, la route B4 traverse un champ de dunes. De nombreux engins de déblaiement s'affairent car le vent omniprésent déplace chaque jour les dunes, qui ensevelissent la route et la voie ferrée.

Il est 13h00 lorsque nous arrivons à Lüderitz. Nous découvrons une jolie ville côtière, très propre, aux maisons colorées. Nous réservons la visite du centre-ville pour le lendemain matin et prenons la direction de Shark Island. Cette péninsule accueille les plus belles demeures de la ville dont la grande majorité sont des B&B. Nous nous garons devant le Kairos Cottage, situé sur le front de mer, où nous avons réservé une nuit.

Nous sommes reçus par une employée de maison qui nous remet les clés. La chambre est spacieuse, lumineuse, avec une très belle vue sur l’océan. 

Une fois n'est pas coutume, nous nous accordons une pause. Nous profitons du WiFi pour donner des nouvelles à nos proches et contacter une énième fois l'aéroport afin de savoir si notre valise a été retrouvée. Malheureusement, rien de nouveau sous le soleil...

​A 15h00, nous nous remettons en route pour explorer la péninsule de Lüderitz. Cette zone sauvage, battue par les vents de l'Atlantique, est souvent prise dans le brouillard. Elle abrite une riche faune marine dont des otaries, manchots et dauphins. Des hyènes brunes peuplent également cette bande de terre située entre mer et désert. 

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A la sortie de la ville, nous bifurquons sur la piste qui contourne le lagon et permet de faire le tour de la péninsule. A mesure que nous avançons, le paysage se transforme en une étendue désertique presque monochrome.

Nous nous dirigeons vers Black Ridge, une surprenante montagne noire dont la couleur tranche radicalement avec les alentours.

Cette roche sombre, proche du basalte, est d'origine volcanique. Autour de nous s’étendent de petits salars, comparables à ceux du désert de Mojave. Quel changement de décor !

Lorsque nous atteignons la côte, nous subissons un vent démentiel soufflant à plus de 100 km/h ! Avec seulement 14 °C, le ressenti est glacial. Nous réalisons alors que nous ne sommes pas suffisamment équipés pour affronter ce climat, digne de l’Islande en plein mois d’août. Un conseil : si vous vous rendez en Namibie durant l'hiver austral, prévoyez des vêtements techniques.

Ici, les petites dunes bordant la plage sont colonisées par une végétation rase offrant un beau camaïeu de couleurs.

Nous empruntons la piste principale qui mène à Diaz Point, au nord de la péninsule, dominé par un imposant phare. Elle longe une lagune aux eaux vertes, habituellement fréquentée par des flamants roses. Mais aujourd’hui, avec ce vent, pas un seul échassier en vue !

La piste, large et roulante, est très agréable à parcourir. Elle est jalonnée par de nombreux panneaux d’information où chaque point d’intérêt est clairement indiqué. À notre arrivée à Diaz Point, nous nous garons devant le Skip Skop Coffee Shop, le seul refuge contre les éléments.

 

La pointe de Diaz tient son nom de Bartolomeu Diaz (1450 - 1500), le premier explorateur européen à avoir navigué le long des côtes africaines jusqu'au Cap de Bonne Espérance. Nous marchons vers la Croix Diaz, luttant contre le vent violent et les nuages de poussière qui nous fouettent le visage. Malheureusement, après quelques mètres nous découvrons que le pont en bois reliant l'îlot s'est effondré. La seule possibilité pour atteindre la croix serait d’escalader les rochers découverts à marée basse, ce qui est inconcevable sous une telle tempête.

Nous ne traînons pas et reprenons la voiture afin de nous rapprocher d'Halifax Island, un minuscule îlot rocheux qui abrite la plus grande colonie de manchots du cap de Namibie. A chaque sortie, nous devons lutter pour ouvrir les portières et rester debout. La mer, déchaînée, nous dissuade d’approcher davantage. Quant aux manchots, ils se sont certainement réfugiés à l'abri de la tempête.

Nous empruntons ensuite une piste secondaire qui longe la côte et serpente entre des collines désertiques, entièrement pelées. Seuls au milieu de ce paysage aride, on se croirait transportés sur l’altiplano bolivien.

Initialement, nous avions prévu de rejoindre Grosse Bucht, réputée pour être la plus belle plage de la péninsule. Mais face à la tempête, nous préférons interrompre l’exploration. Après plus d’1h30 de route, l’impossibilité de sortir se promener devient frustrante. Nous faisons donc demi-tour et regagnons notre chambre d’hôtes.

Nous arrivons au Kairos Cottage en toute fin d'après midi.

 

A 18h20, nous sommes aux premières loges pour admirer le coucher de soleil depuis les fenêtres de notre chambre. Après une rapide douche, nous nous mettons en quête d’un restaurant. En préparant le voyage, nous avions repéré The Portuguese Fisherman Restaurant et notre hôte nous confirme qu’il s’agit de la meilleure adresse de Lüderitz. Nous décidons donc de nous y rendre.

Nous nous couvrons chaudement avant de ressortir. Une fois en voiture, nous prenons la direction du port. À notre arrivée au restaurant portugais, le cadre n’a rien d’exceptionnel, la décoration est restée dans son jus, mais le personnel se montre chaleureux et accueillant.

 

Nella profite du bord de mer pour faire une cure de fruits de mer tandis que j’opte pour une brochette de viande XXL. Nous mangeons très bien et à un prix très raisonnable.

Retour au Kairos Cottage à 21h30.

Kairos Cottage B&B

Située sur Shark Island, une presqu’île paisible et sécurisée, Kairos Cottage est une charmante maison d’hôtes disposant de 5 chambres confortables avec salles de bain privatives. Grâce à son emplacement exceptionnel, ce B&B offre une vue imprenable sur l’océan Atlantique. Chaque chambre dispose d’une kitchenette mais il manque une table et des chaises. Le petit-déjeuner, inclus dans le tarif, est servi à table et propose des plats chauds à la carte. La propriétaire et son équipe se distinguent par leur accueil chaleureux et leur disponibilité. À noter que les hébergements en bord de mer figurent parmi les plus abordables de Namibie, avec une moyenne d’environ 50 € par nuit.

Réservation ici : Kairos Cottage B&B

Distance parcourue : 180 km dont 56 km sur piste

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