Réveil à 7h00 au Desert Homestead Lodge. Ce matin, nous avons prévu de nous rendre dans le parc national de Namib-Naukluft qui abrite le site de Sossusvlei. Nous prenons un rapide petit-déjeuner car nous voulons absolument y être tôt afin de profiter de la lumière matinale. C'est incontestablement LA journée la plus attendue de notre voyage.

Nous prenons la route à 7h45 sous un fort vent. Après 25 minutes de piste, nous atteignons le premier checkpoint de Sesriem. Et là, surprise : presque personne ! Le site est pourtant réputé pour sa file de voitures interminable à l’ouverture de la barrière. Finalement, arriver un peu après l’ouverture était une excellente idée.
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Nous présentons notre permis délivré la veille et le gardien nous laisse passer. Direction Sossusvlei niché tout au fond du parc, à 78 km.
La limitation à 50 km/h nous oblige à avancer doucement, très doucement, mais voyons le bon coté des choses, nous avons le temps de profiter du paysage exceptionnel qui s'étire devant nous.
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Soudain, les premières dunes se dévoilent, embrasées par la lumière du matin. Dehors le vent est tombé mais le thermomètre n'affiche qu'un petit 7°C.



Au loin, quelques montgolfières dérivent lentement au‑dessus du désert.




Nous passons à nouveau devant la Dune 40 et sa forme pyramidale quasi-parfaite. A cette heure matinale, le jeu d'ombre et de lumière est absolument splendide.

Quelques kilomètres plus loin, la Dune 45 est déjà prise d’assaut. Sa silhouette moins abrupte que celle de la Dune 40 attire davantage de visiteurs.

Le paysage qui borde la dernière portion de la route est absolument sublime. Nous enchaînons les arrêts photos pour saisir la beauté de ces dunes.

Aperçu en accéléré de la route entre Sesriem et le premier parking de Sossusvlei.
Lorsque nous arrivons à 9h10 sur le parking de Sossusvlei, c’est l’effervescence ! Beaucoup de touristes laissent leur voiture pour monter dans les 4x4 des tours opérateurs. Il faut dire que la piste de 4 km menant à Deadvlei est réputée très sableuse, et les enlisements sont fréquents. Mais rien ne m'arrête, je suis bien décidé à rejoindre Deadvlei par nos propres moyens. Je dégonfle légèrement les pneus et nous repartons. La piste est clairement rock’n roll mais ça passe !
Le second parking est encore plus fréquenté que le premier : il y a un monde fou ! C'est la première fois depuis notre arrivée en Namibie que nous croisons autant de touristes chinois — un signe qui ne trompe généralement pas sur la popularité d’un lieu.
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Nous nous mettons en marche à 9h40 direction Deadvlei. Au loin, nous apercevons le sommet de Big Daddy, la plus haute dune du secteur. Nous avons de la chance car le vent est complètement tombé.

Après 1km de progression dans le sable, nous franchissons une petite dune et découvrons enfin Deadvlei. L’effet waouh est quelque peu gâché par la foule déjà présente. Une légère déception nous gagne, tant nous avions rêvé de ce site.

Passé ce bref moment de désillusion, nous avançons vers Deadvlei, dont le nom signifie «â€¯le marais mort » (de dead en anglais et vlei, «â€¯marais », en afrikaans). Cette cuvette d’argile s’est formée lorsque des inondations ont détourné une rivière, créant un marais où des acacias du désert ont pu s’enraciner. Plus tard, les dunes se sont déplacées et ont encerclé la zone, coupant toute arrivée d’eau et condamnant progressivement les arbres à mourir.
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Pour restituer au mieux la beauté naturelle de ce lieu classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, nous avons effacé les autres visiteurs lors du post‑traitement.


Nous tentons de prendre quelques photos, mais très vite, la tâche se complique. Il y a des touristes au pied de la plupart des arbres et, soyons honnêtes, beaucoup se comportent comme s’ils étaient seuls au monde. Entre ceux qui monopolisent un spot pendant dix minutes pour immortaliser toute la famille et ceux qui grimpent sur les troncs morts, c’est du grand n’importe quoi ! Nous sommes d’ailleurs étonnés qu’aucun ranger ne surveille la zone.


Nous choisissons de nous rendre jusqu’au fond du vlei, le temps que les groupes se dispersent. À notre grande surprise, il y a finalement peu d’arbres : la majorité se concentre sur le premier tiers de la cuvette. Seuls, nous pouvons enfin prendre le temps d’admirer ces silhouettes remarquables, âgées d’environ 900 ans. Malgré leur âge vénérable, le bois de ces acacias ne se décompose pas, préservé par l’extrême aridité de l’air et la quasi‑absence de précipitations.


Le fond du vlei est dominé par la majestueuse dune Big Daddy, qui culmine à 350 m de hauteur. Pour vous donner une idée, c’est quasiment la taille de la tour Eiffel.

Depuis cet endroit, on aperçoit les silhouettes des visiteurs parvenus au sommet de ce géant de sable. Pour redescendre, il leur suffit de se laisser glisser le long de la pente jusqu’à Deadvlei.


Nous poursuivons notre balade parmi ces arbres fantomatiques, à la recherche des plus beaux clichés de ce site unique au monde. Le contraste entre les troncs noirs, le sol blanc immaculé, les dunes orangées et le ciel bleu azur offre une palette de couleurs incroyable.



Deadvlei est sans conteste l’un des plus beaux lieux que nous ayons vu de notre vie. Nous sommes profondément émus d’avoir la chance d’admirer une telle merveille de la nature.



Alors que je photographie les arbres, Nella retombe sur un couple d’espagnols que nous avions croisé au restaurant portugais de Lüderitz. Nous passons une vingtaine de minutes à échanger avec eux sur la Namibie et leurs impressions de voyage. Amusant de constater que nous suivons exactement le même itinéraire, au même rythme. Il y a de fortes chances que nos chemins se croisent à nouveau !
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Il est 11h00 lorsque nous quittons Deadvlei pour entamer l’ascension de Big Daddy.

Pour atteindre le sommet de Big Daddy, il nous faut d’abord grimper jusqu’à la crête qui constitue le chemin principal. A chaque pas, le sable très fin se dérobe sous nos pieds, rendant la montée assez physique !

Une fois sur la crête, le paysage qui s'offre à nous est tout simplement grandiose. En revanche, nous renonçons au sommet de Big Daddy car le genou de Nella est encore trop fragile pour une ascension aussi longue.


En zoomant, on distingue le parking et, en arrière plan, Big Mamma, l'autre grande dune de Sossusvlei.

Une fois sur la crête, la montée devient plus facile. Les nombreux marcheurs qui nous ont précédés ont tassé le sable.

D'ici, nous avons une vue imprenable sur Deadvlei dont la couleur blanche tranche radicalement avec les immenses dunes oranges.

Depuis le sommet de cette dune, nous découvrons un panorama à 360° sur tout Sossusvlei.



Nous décidons de ne pas pousser plus loin pour éviter que Nella ne force sur son genou. Nous redescendons vers le vlei qui s’étend sur notre gauche. En contrebas, un petit groupe perdu au milieu de l’étendue donne une idée de l’immensité du décor.

Nous sommes amusés par la vitesse à laquelle ces crickets se déplacent sur les dunes. De véritables sprinteurs des sables !

Dans la descente, nous croisons ce petit lézard parfaitement camouflé dans le sable.

Arrivés en bas, nous nous retrouvons absolument seuls dans ce vlei parallèle à Deadvlei. Au milieu de cette immensité désertique, pas le moindre bruit. Comme quoi, même si le secteur est très fréquenté, il suffit de faire un pas de côté pour se retrouver presque seuls au monde. La plupart des visiteurs se contentent de découvrir LE spot incontournable et ont rarement le temps — ou la curiosité — de s’aventurer en dehors de l'itinéraire habituel.

Preuve que le lieu peut parfois être recouvert d’eau durant la saison estivale, des succulentes aux couleurs variées s’épanouissent ici.

Notre regard est attiré par cet arbre à la forme quasi-parfaite, dont la base semble avoir été naturellement élaguée.

Nous sommes de retour au parking à 12h00, après avoir marché 4 km. Depuis ce matin, la température est bien remontée : il fait désormais 29 °C.
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Nous décidons ensuite de rejoindre la dune Big Mamma en poursuivant encore la piste sableuse sur 1 km. De ce côté, le parking est quasiment désert. Nous garons la voiture à l’ombre d’un gros acacia et improvisons un pique‑nique.​
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Pendant ce temps, nous voyons défiler les véhicules des tours opérateurs : ils s’arrêtent trente secondes pour laisser les touristes photographier la dune, puis repartent aussitôt. En définitive, si vous souhaitez randonner sur Big Mamma, il faut venir jusqu’ici par vos propres moyens.

Il est 13h20 lorsque nous débutons la randonnée en direction de Big Mamma. Située à environ 4 km au nord de Big Daddy, cette dune est plus petite que son illustre voisine mais figure néanmoins parmi les plus grandes dunes accessibles du secteur.


L'ascension est agréable, d'autant que nous sommes seuls à profiter des lieux !

En gagnant de la hauteur, une superbe vue se dévoile sur Sossusvlei et sur le vlei circulaire niché au pied de la dune. Nous scrutons les alentours à la recherche d'oryx réputés présents dans la zone, mais rien ne bouge.


À mesure que nous nous rapprochons du sommet, une mer de dunes orangées s'étend à perte de vue. Nous stoppons l’ascension aux trois quarts de la montée, Nella ayant déjà beaucoup forcé aujourd’hui. Nous aurons l’occasion de redécouvrir ces paysages demain... depuis les airs.

Nous sommes de retour à la voiture à 14h00. On décide de nous arrêter là pour aujourd'hui, afin de ne pas arriver trop tard dans le superbe hôtel réservé pour ce soir. Nous avons encore 1h30 de route pour rejoindre l’entrée du parc à Sesriem, puis 20 km supplémentaires jusqu’à l’hôtel.
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Nous reprenons la piste sableuse en direction du parking de Deadvlei. A notre arrivée, nous constatons qu’il s’est presque entièrement vidé ! La majorité des visiteurs viennent très tôt le matin pour profiter de la lumière néanmoins, si vous souhaitez profiter de ce lieu exceptionnel dans une quasi‑solitude, nous vous conseillons plutôt de venir l’après‑midi.
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La suite de la piste vers le parking de Sossusvlei est toujours aussi chaotique mais cette fois, nous sommes absolument seul sur cette portion. Arrivés au parking, nous regonflons les pneus à l'aide de notre compresseur (branché sur une batterie dans la benne du pick up) et partons pour 89 km à travers le désert pour rejoindre notre hôtel.
Il est 16h00 lorsque nous arrivons au Mirage Resort & Spa. Ce château de style oriental, surgissant au milieu de nulle part, porte bien son nom.

Nous nous dirigeons vers la réception, qui nous ferait presque oublier que nous sommes en Afrique australe ! On nous accueille avec un délicieux thé glacé maison, puis la réceptionniste nous fait découvrir les parties communes : le restaurant, le brasero pour le sundowner...

...puis elle nous conduit vers le bâtiment principal qui abrite les suites ainsi que la piscine.

En franchissant la porte, nous tombons immédiatement sous le charme des lieux qui s'apparentent à une véritable oasis.


Nous découvrons enfin notre superbe suite, située au rez‑de‑chaussée, avec son lit à baldaquin, sa terrasse privative, son bar et une immense salle de bain ouverte sur la chambre. Nous avons l'impression d'être dans un rêve...





Je sors faire voler le drone afin de saisir l'environnement totalement désertique et isolé du Mirage.



Pour le sundowner, nous nous installons autour du brasero transformé en petit bar extérieur pour l’occasion. Les serveurs nous offrent des chips de légumes ainsi que du bœuf séché pour accompagner nos cocktails.


Nous restons à admirer le coucher de soleil autour du feu, en compagnie d'une quinzaine de touristes venus des quatre coins de l'Europe. Les deux acacias morts offrent un joli clin d’œil à Deadvlei.

Dès que le soleil disparaît derrière l’horizon, la température chute et le vent se lève. Nous filons donc nous mettre au chaud à l’intérieur du restaurant.

La salle est magnifiquement décorée avec, en son centre, une cascade luxuriante entourée de végétation. Chaque détail est soigneusement pensé, jusqu’aux appliques murales réalisées à partir d’œufs d’autruche perforés. En revanche, la lumière est tellement tamisée qu’il est difficile de distinguer le contenu de nos assiettes ! Côté service, l’organisation est quasi-militaire : à peine installés, une serveuse arrive déjà pour déposer devant nous deux assiettes sous cloche. Le menu est bon et nous apprécions particulièrement le côté cuisine‑fusion des différentes entrées, mais ce n’est pas le meilleur repas du séjour.
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Nous regagnons notre chambre assez tôt car nous avons prévu de nous lever aux aurores le lendemain. En entrant, surprise : pendant que nous étions sortis dîner, des employés sont passés pour fermer les rideaux et allumer des petites lumières dans la chambre.

Le Mirage Resort & Spa
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Situé en plein désert du Namib, le Mirage Desert Lodge & Spa est une véritable oasis au milieu du désert. Son impressionnant château à l'architecture orientale propose des suites spacieuses, élégamment décorées, avec lit à baldaquin, terrasse privative, bar et vaste salle de bain ouverte sur la chambre. Des lits ont même été installés en haut des tours pour dormir à la belle étoile ! Les espaces communs incluent un restaurant raffiné, un brasero accompagné d'un bar extérieur, un spa ainsi qu’une piscine nichée au cœur du bâtiment principal. Le service est particulièrement organisé et attentif. ​L’établissement offre un cadre totalement isolé, parfait pour admirer le désert environnant, notamment depuis le brasero au coucher du soleil. Un lieu unique, immersif et dépaysant, idéal pour une parenthèse de calme et de luxe au cœur du Namib.
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Réservation ici : Le Mirage Resort & Spa
Distance parcourue : 191 km dont 55 km sur piste



