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Samedi 22 Février 2020
Tromsø > Senja

Réveil à 8h00 après une nuit sans aurore boréale. Dehors, il fait anormalement doux (5°C), le ciel est couvert et la tempête bat son plein. Après avoir pris notre petit-déjeuner, nous bouclons les valises et remettons les clés dans la boîte aux lettres. Notez qu'en Norvège, vous devez vider vos poubelles avant de libérer n'importe quel type d'hébergement (B&B, chambre d'hôtel, camping, etc...).

A 9h45, nous prenons la route direction le centre-ville de Tromsø dont nous avons eu un aperçu hier soir.

Nous commençons par nous rendre sur Storgata, la principale rue commerçante de la ville dont la première partie a conservé de belles maisons de bois datant du 19ème siècle. En 1969, un incendie détruisit malheureusement un grand nombre de ces maisons qui furent remplacée par des bâtiments en béton bien moins esthétiques.

La rue est moins fréquentée que la veille, les étudiants doivent encore être en train de dormir ^^

L'université de Tromsø est très réputée et permet à la ville la plus septentrionale du monde de rester animée même durant l'hiver.

Le long de Storgata se dresse Domkirke, la véritable cathédale de Tromsø. Construite en 1861, c'est l'une des plus grandes églises en bois de Norvège. Malheureusement, impossible de la visiter en-dehors des offices.

Ces charmantes boutiques en bois donnent du cachet au centre-ville. On imagine l'ambiance qui doit y régner à Noël...

En nous dirigeant vers le port, nous passons devant le théâtre Radstua et son kiosque.

De l'autre côté de la place se trouve l'église Notre-Dame.

Cette place offre une vue imprenable sur le port et la cathédrale arctique qui, toute de blanc vêtue, se confond avec les montagnes environnantes.

Autre emblème de Tromsø : son gigantesque pont. D'une longueur de 1 kilomètre, il relie l'île de Tromsøya au continent. Sa hauteur lui permet de laisser passer les immenses paquebots de croisière dont l'un d'eux mouille justement dans le port.

Installé dans un vieil entrepôt en bois, le Polarmuseet retrace les expéditions des trapeurs dans le Grand Nord du 18ème siècle à aujourd'hui.

Nous ne nous lassons pas de photographier ces maisons traditionnelles, toutes plus colorées les unes que les autres.

Avec ses 4 grandes arches vitrées, l'architecture de la bibliothèque municipale est résolument avant-gardiste.

Nous croisons cette jolie fresque au détour d'une rue.

Nous terminons la visite de Tromsø à 11h30. Nous avons aimé la situation exceptionnelle de cette ville située sur une île entourée de montagnes. Le centre-ville vaut le détour pour ses maisons traditionnelles colorées, son port animé et sa cathédrale arctique. Nous avons moins aimé les bâtiments austères construits dans les années 70 qui dénotent avec le style nordique et le flot de touristes que déversent les paquebots de croisière. Nous vous conseillons donc de visiter Tromsø mais inutile d'y séjourner une semaine comme la plupart des touristes que nous avons croisés. Il y a des paysages bien plus grandioses à découvrir et la ville n'est pas idéale pour observer les aurores boréales en raison de la pollution lumineuse.

Nous prenons la route direction l'île de Senja sous un temps couvert alternant averses de pluie et de neige. Le redoux apporté par la tempête ne facilite pas les conditions de circulation car la couche de neige recouvrant la chaussée fond et forme des ornières par endroit.

Nous longeons le fjord de Balsfjorden qui s'enfonce dans les terres sur 57 km. Arrêt photo à Ramfjorden dont les eaux sont en partie gelées. Il s'agit d'une ramification de Balsfjorden. 

Au-dessus de nos têtes plane un grand rapace. Il s'agit d'un pygargue à queue blanche, une espèce présente sur les côtes de l'Europe du nord. Surnommé l'aigle pêcheur, son envergure peut atteindre 2m40 !

1/2h plus tard, nous nous arrêtons sur l'une des rares aires de repos déneigées offrant une vue dégagée sur le fjord.

De l'autre côté de la chaussée, d'imposantes cascades de glace dévalent la falaise.

A 13h00, nous faisons une pause dans cette station-service on ne peut plus typique. Nous en profitons pour manger nos sampiternels sandwichs au pain de mie, indissociables de nos road trips !

Il est 14h15 lorsque nous arrivons enfin sur l'île de Senja au terme d'une route laborieuse. Première île de Norvège de par sa superficie (1586 km²), Senja est surnommée "la Norvège miniature" car elle rassemble tous types de paysages : fjords abruptes, plages de sable blanc, îlots aux eaux turquoises, ainsi que le parc national d'Ånderdalen.

Nous empruntons la route 86 qui traverse l'île pour nous rendre à Gryllfjord et Torsken, deux villages de pêcheurs décrits comme incontournables. Le centre de l'île est vallonné et les murs de neige de chaque côté de la chaussée témoignent que nous avons pris de l'altitude.

De retour sur la côte, la neige a presque disparu.

A 15h30, nous marquons un arrêt à Hamn. Ce minuscule et mignon port de plaisance est aménagé entre 2 îlots et bordé par un superbe hôtel. Nous aurions aimé y séjourner malheureusement, il n'y avait plus de disponibilité pour cette date. Nous nous contentons de faire le tour du port à pied.

A défaut de ne pouvoir faire voler notre tout nouveau drone à cause des rafales de vent, nous escaladons quelques rochers pour avoir une vue panoramique. Lorsque le soleil est au rendez-vous, les eaux révèlent paraît-il une teinte turquoise...

A quelques centaines de mètres de Hamn se trouve ce charmant îlot auquel on accède par un pont précaire.

Les conditions météo se dégradent rapidement et nous regagnons le parking sous le grésil. Nous abandonnons l'idée de nous rendre à Gryllfjord car le ciel est de plus en plus sombre dans cette direction.

Nous décidons de suspendre les visites pour aujourd'hui et de rejoindre notre hébergement afin de profiter de la cabane que nous avons réservée. Après 65 km de route sous une tempête de neige et de grésil, c'est dans la nuit noire que nous arrivons à 17h45 au camping Norwegian Wild. Par chance, nous pouvons garer notre voiture juste devant la cabane.

 

Enfin, nous pouvons profiter du confort douillet de notre chalet au chaud et au sec !

Après une bonne douche chaude, un apéro plus que mérité et un repas à base de plats lyophilisés, Nella commence le reporting afin de retranscrire nos impressions sur la journée. Pendant ce temps, j'ouvre l'application "My Aurora Forecast" afin de voir la tendance de ce soir. L'indice est assez faible, Kp2 sur une échelle d'intensité qui va jusqu'à 8. En revanche, elle m'indique que le ciel est dégagé ce que je sors vérifier aussitôt !

 

Effectivement, on peut apercevoir les étoiles mais aucune aurore boréale en vue... Une trainée blanchâtre semblable à un voile nuageux m'intrigue car le ciel est pourtant dégagé. Et s'il s'agissait d'une aurore ?  Pour en avoir le cœur net, je monte aussitôt le reflex sur le trépied, fait 2-3 réglages et tente un cliché devant notre cabane. Bingo !! Une discrète lueur verte imperceptible à l'œil nu apparaît sur l'écran de mon Nikon !

Je cours chercher Nella pour lui annoncer la bonne nouvelle ! Nous ressortons donc tous les deux mais nous constatons rapidement que les allées sont devenues de véritables patinoires suite à une pluie verglaçante. Nella se contente donc d'observer le spectacle depuis le pas de la porte avec une pointe de regret car difficile de distinguer ce phénomène sans appareil photo.

Je décide de m'aventurer en solo pour trouver une zone sans lumière à proximité. Inutile de préciser qu'en marchant dans l'obscurité sur du verglas, avec le réflex autour du cou et le trépied dans une main, j'ai effectué quelques jolis vols planés ! Heureusement, pas de bobo et le matériel photo est indemne !

Enfin à l'écart des allées du camping, je m'installe pour immortaliser le spectacle ! 

Après 1h30 de shooting, je pense avoir trouvé le bon réglage en modifiant la balance des blancs. Reste à régler le problème de netteté mais avec ce vent, difficile de stabiliser le trépied. Ayant du mal à quitter ce spectacle, je prends cette dernière photo en regagnant la cabane.

Nous trouvons rapidement le sommeil, bercés par la magie des lueurs du grand nord.

Norwegian Wild

Situé au bord d'un fjord, ce camping propose un vaste choix de cabanes traditionnelles mais seules les "large cabins" possèdent une salle de bain privative. Nous avons opté pour celle-ci afin d'éviter de ressortir dans le froid pour aller prendre nos douches (oui, on aime notre petit confort ^^). Nous avons beaucoup aimé le charme rustique et la décoration de la cabane comprenant une entrée, un salon avec poêle, une kitchenette, une salle d'eau et 3 chambres. Cet environnement authentique offre un côté "retour à la nature" que nous avons apprécié. A noter que le café-snack et le sauna sont fermés en hiver.

Réservation ici : Norwegian Wild

Météo : Nuageux avec pluie, grésil, neige, pluie verglaçante et vent tempétueux

Température mini : 5°C

Température maxi : 7°C

Sunrise : 07h44

Sunset : 16h19

Distance parcourue : 293 km